lundi 20 janvier 2014

La biographie d'Anastasia 

Anastasia Nikolaïevna de Russie, plus couramment appelée Anastasia, est née le 18 juin 1901 au palais de Peterhof (à 6km au sud de Saint-Pétersbourg). Elle est la quatrième enfant et dernière fille du couple impérial russe : Nicolas II de Russie et Alexandra Fedorovna (qui a pour nom d’origine : Alix de Hesse et du Rhin). Elle a trois sœurs : Olga, Tatiana et Maria (elles étaient très proches toutes les deux), mais également un frère : Alexis. Les princesses sont connues sous l’acronyme d’OTMA, qui sont un assemblage de leurs initiales. Le 15 mars 1917 le Révolution Russe balaye le régime impérial russe. Les Bolchéviques ont toujours dit qu’ils exécuteraient le Tsar et sa famille, qui pour eux, sont responsables de la défaite de 1914-1918, et des massacres commis en 1905 lors d’une révolution manquée. En avril 1918 la famille Romanov est transférée à Ekaterinbourg. Quelques temps plus tard, un ordre de Lénine arrive à Moscou : la famille doit être exécutée dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918. On achève alors le couple impérial avec plusieurs balles dans la tête et on fusille les autres ainsi que les domestiques. Alexis et Olga vivent encore, on les achève à coups de baïonnettes. Anastasia rampe vers la porte, elle est abattue avec des coups de crosse et est achevée à la baïonnette. On roule les cadavres dans des draps. On les jette dans un camion, qui les transporte dans une forêt. On jette les cadavres dans un puits mais avant cela ils sont déshabillés, sectionnés et arrosés d’essence. On tente de brûler les corps d’Alexis et Maria, mais étant donné que l’opération est trop longue, on les enterre. Dès le lendemain des rumeurs circulent. Une enquête est lancée. On retrouve des barrettes, des baleines de corsets…mais rien d’autre. On dit qu’Anastasia et Alexis ont survécu : le mystère commence. Le sort de la famille impériale est donc resté pendant longtemps sujet à controverses suite aux confusions ayant régnés pendant les opérations de dissimulation des corps. Lors d’un interrogatoire, un soldat a certifié qu’il manquait un corps avant de les enterrer et que sur le chemin, il avait entendu des gémissements humains. Après l’avoir frappé ils n’ont pas vérifié si Anastasia était morte.

Le mythe d'Anastasia 

De nombreuses femmes ont prétendue être la grande-duchesse Anastasia. Les plus célèbres sont Anna Anderson et Eugénia Smith (mais des tests ADN ont prouvés l’imposture).Anna Anderson avait des problèmes psychologiques, elle était en réalité une ouvrière polonaise, son vrai nom était Francisca Schanzkownska. Sans doute traumatisée par une expérience douloureuse et rendue amnésique, mais passionnée par la vie de la princesse, la jeune femme s’est identifiée à elle. Eugénia Smith prétend elle aussi être la grande duchesse. Pourtant elle échoue deux fois au détecteur de mensonges et aux tests anthropologiques qui montrent qu’elle n’a aucun trait commun avec la princesse. Cependant elle s’est faite incinérer pour éviter toute analyse ADN. A partir de 1945, il y a eu environ une dizaine de fausses Anastasia. En 1978/1979, des chercheurs découvrent les restes supposés de la famille impériale dans une fosse se situant à proximité d’Ekaterinbourg. En 1991 on exhume officiellement ces restes. Neuf corps ont donc été retrouvés, alors que onze personnes ont été assassinées. Après de nombreuses expertises, on découvre que ces corps sont bien ceux des Romanov et de leurs derniers domestiques, or il manque les corps d’Alexis et de Maria, ce qui relance le mythe. En 1998, les corps de Nicolas II, Olga, Tatiana et Anastasia sont inhumés. En 2007, des restes humains sont trouvés aux alentours d’Ekaterinbourg. En 2008 on les identifie comme étant ceux des Maria et Alexis. Bien que tous les corps ont été officiellement authentifiés, nombreux sont ceux qui croient en la survie des femmes de la famille Romanov. Des doutes persistent quant à la l’authentificités des restes inhumés dans la Cathédrale de Saint-Pétersbourg soient ceux des Romanov. En 2011, un monument est érigé près d’Ekaterinbourg à la mémoire des cinq enfants martyrs impériaux ( Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexis). La même année un autre monument rend hommage cette fois à leur parents Nicolas II de Russie et à son épouse.
Les faits aujourd'hui

Une théorie persisterait, celle que les enfants et la Tsarine auraient survécu, c'est cette théorie que Marc Ferro un historien nous délivre dans son livre « La vérité sur les Romanov ». Mais on doit rappeler à cela que les dépouilles auraient été retrouvées et des tests  ADN prouvent que ce sont bien ceux des Romanov. Aujourd'hui, malgré cela, on a toujours des historiens qui partent à la recherche de preuves et de témoignages. Une dame aurait affirmé être Olga Romanov dans son testament, mais n'est-elle pas une énième Anna Anderson ?
Aujourd'hui les faits officiels sont que toute la famille serait morte dans la cave de la Maison Ipatiev en 1918, le reste n'est que théorie.
Les derniers Romanov, sous la Révolution Russe, l'histoire.


Le Tsar est le souverain de la Russie, ce terme de Tsar nous vient de l'époque où Ivan IV le terrible se fit sacrer "tsar de toutes les Russies", le16 janvier 1547.
Le tsarisme est une forme d'autocratie. Le statut du tsar est similaire au statut d'empereur. Le tsarisme en Russie s'étalera de 1547 à 1917.Elle commencera avec la Maison des Riourikides, avec Ivan IV le terrible et finira avec la Maison des Romanov, sous le règne de Nicolas II. En 1613, Michel Romanov fut le premier Romanov à devenir tsar, ce fut alors une longue lignée de Romanov qui gouverna la Russie, qui s'éteindra 300 ans plus tard. C'est le 1er Novembre 1894, que Nicolas II, succède à son père Alexandre III, et devient alors le nouveau tsar de Russie. Il épouse le 26 Novembre 1894, la Princesse Alix de Hesse-Darmstadt, connue en Russie sous le nom de Alexandra Féodorovna. Tous deux eurent 5 enfants : 4 filles, Olga (1895-1918?), Tatiana (1897-1918?), Maria (1899-1918?) et Anastasia (1901-1918?) et un seul fils, le tsarévitch, Alexis Nikolaïevitch (1904-1918?).
Nicolas II décide de conserver l'autocratie, il confirme d'ailleurs l'alliance Franco-Russe instaurée par son père.

Nicolas II, défend la paix universelle, pour cela, il proposera d'ailleurs une réduction des armements, un adoucissement des procédés de Guerre, ainsi qu'une installation d'un tribunal international chargé d'arbitrer les conflits entre les États. Cela débouche ensuite sur la première conférence mondiale de la paix le 18 mai 1899 à la Haye, et donc cela ouvrira une ère nouvelle dans les relations internationales.

D'ailleurs, Nicolas II aura pour surnom «Nicolas le Pacifique ».

Pendant, les premières années de son règne, il portera un intérêt au rôle du Japon qui est de plus en plus important. Dans la nuit du 8 au 9 février 1904, celui-ci attaqua l'escadre russe et coula 7 unités sans déclarer la guerre. Après 1 an de guerre entre le Japon et la Russie, cette dernière capitula. Cette défaite, aura de lourdes conséquences, car le peuple qui ne comprendra pas les raisons de cette guerre, montrera son mécontentement par des mouvements révolutionnaires.
En 1905, une révolution éclate, cela amènera de grands changements politiques et sociaux dans le pays.

Mais la révolution de 1905 ne vient pas que de la défaite contre le Japon, il y a d'autres causes qui y ont amené.

Une grave crise éclate en Russie à partir de 1902-1903. Toutes les classes sociales, les paysans, les ouvriers, les nobles libéraux des zemstvos, les membres des professions libérales et les étudiants, dont des socialistes-révolutionnaires, ont recours à de nombreuses émeutes, grèves... pour revendiquer leurs hostilités contre le régime autocratique. D'ailleurs c'est avec la politique répressive du ministre de l'intérieur, Via Tcheslav Plehve, assassiné en juillet 1904, et la guerre russo-japonaise que la situation s'aggrave.
En novembre 1904, les Zemtvos, demandent la convocation d'une assemblée nationale. L'agitation constitutionnelle gagna alors les ouvriers, qui pour montrer leurs revendications, organisèrent une marche, le 9 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg. L'armée alors tira sur les manifestants. Ce massacre, appelé le « Dimanche rouge », provoqua la révolution de janvier à octobre 1905, qui fut une succession de grèves et de mutineries dans tout l'empire. En mai les libéraux des unions professionnelles s'organisent en une « Union des Unions », qui conduira en Octobre au parti constitutionnel démocrate, qui regroupera la majeure partie de l'intelligentsia et de la bourgeoisie libérales. Tandis que l'union paysanne panrusse, constituée en juin, veut la propriété collective de la terre.
Après la défaite de la Russie contre le Japon. Le mouvement se radicalise encore plus. Le ministre de l'intérieur Boulyguine, promet par la suite une assemblée consultative, ce qui déçoit alors tous les espoirs. Par conséquent en octobre, une grève paralyse le pays.

Nicolas II est alors contraint de faire des concessions. Il rappelle alors Witte, l'ex-ministre des finances, garantit les principales libertés et promet la réunion d'une assemblée législative (douma d’État) élue au suffrage universel. Lors du manifeste du 17 octobre 1905, il rétablit aussi l'autonomie de la Finlande et libère les paysans des dernières annuités de paiement par le rachat de terres.

Mais les révolutionnaires poursuivent le combat. Survient alors des révoltes de marins, tandis que les soviets ouvriers deviennent de véritables communes autonomes.



Le soviet de Saint-Pétersbourg est animé par les mencheviks et celui de Moscou par les bolcheviks.

En 1903 d'ailleurs, lors du congrès du parti qui se tenait à Bruxelles, le parti adopte un programme rédigé par Pikhanov et Lénine, qui donne l'ordre à une « dictature du prolétariat ». Lénine, arrive en novembre à Saint-Pétersbourg, mais Witter liquide alors le soviet qui se trouve là-bas, et écrase l'insurrection de Moscou, De Novorussisk de Krasnoiarski et de Tchita.

Par la suite, en mai 1906, Nicolas II promulgue les lois fondamentales, il revient sur ses paroles.

Le 3 juin 1907a lieu le coup d'Etat de Stolypine.

Stolypine est le premier ministre du tsar Nicolas II de 1906-1911. Il lutte contre les groupes révolutionnaires, et veut mettre en place une reforme agraire. Depuis la défaite des soviets, la terreur anti-ouvrière règne en Russie. Le nombre de participants aux grèves régresse passant de 1843000 en 1905 à 4000 en 1910.

Mais en 1912, la lutte reprend. Un conseil de guerre prononce 17 condamnations à mort et 106 peines de travaux forcés contre des marins, pour avoir participé à une révolte. En une semaine, 250 000 ouvriers dont 60 000 à Pétrograd participent à une journée de grève, de protestations . Les bolcheviques ont beaucoup d'importance. Ils dénoncent selon eux les méfaits et l'incompétence de la bureaucratie tsariste devant le peuple.

Mais le mouvement révolutionnaire est interrompu par l'éclatement de la première Guerre Mondiale. La guerre fait perdre à la Russie 2 500 000 personnes, c'est le sang des ouvriers et des paysans qui coule.

Le 23 février 1917, une grève spontanée des ouvrières du Textile éclate à Petrograd. 2 jours plus tard, la grève générale balaye le régime. La Douma se réunit de nouveau, et le 27 février est constitué le soviet des délégués ouvriers et de soldats à Petrograd, 2 jours avant celui de Moscou.

La révolution est alors en marche...

Sous la pression du Douma, le tsar abdique le 2 mars 1917 en faveur de son frère, le Grand-Duc Michel Alexandrovitch, 24h plus tard son frère renonce au trône à son tour. Nicolas II est alors reconduit auprès de sa famille. En 1918, Yourouski commandant de la maison Ipatiev, annonce son plan de tuer toute la famille Romanov. Pourquoi a t-on décidé de les tuer ? C'est sûrement par peur qu'ils ne s'évadent et aussi par peur du Royaume Britannique, Nicolas II étant le cousin d'un ami du Roi George V. Mais cette décision ne fut pas si irrévocable. Tout d'abord ils seraient tous morts à la maison Ipatiev en 1918. La famille aurait été amenée à la cave, pour soit disant les protéger d'un danger éminent. Ils seront alors fusillés dans cette même cave. Les participants à cette fusillade sont incertains, mais il y aurait eu entre 6 à 12 personnes. 4 noms peuvent être avancés, Yokov Yourouski, Grigori Nikouline, Mikhail Medvedev et Piotr Ermakov. Cependant, il existe différentes histoires liées à la mort de la famille. Dont l'une nous dit que Alexandra et ses filles se seraient enfuiees et que dans la cave, seul le tsar et le tsarévitch ont été exécutés. La tsarine et ses filles étant des « princesses allemandes » et après l'assassinat de l'ambassadeur allemand, qui pouvait servir à l 'Allemagne de prétexte à celle-ci pour conquérir la Russie, Lénine voulut libérer la tsarine et ses filles, mais cette libération devait rester secrète. Bien sûr, cela n'est qu'une hypothèse. Ensuite il y a tout un mystère autour de la mort d'Anastasia, qui aurait été la seule survivante du massacre. Car on aurait apparemment retrouvé les corps du tsar, de sa femme, de son fils mais seulement les corps de 3 de ses filles. Les mystères autour de la famille Romanov et de leurs morts restent nombreux, l'incertitude pèse encore aujourd'hui.
Introduction : Quand on nous parle des Romanov, immédiatement deux noms nous viennent à l'esprit. Le premier est celui de celle qui aurait "survécu" à un attentat contre la famille royale : Anastasia, la fille du Tsar Nicolas II. 
L'autre est celui de Raspoutine, le guérisseur qui aurait conduit la famille à sa perte, l'ombre maléfique qui rodait autour de la famille impériale. Mais qui sont-ils réellement ? On ne les connaît que grâce à des légendes qui règnent autour de leurs noms, qui au fil du temps, se sont propagées, passant de rumeurs de quartiers dans Saint-Pétersbourg, aux gros titres dans les journaux, d'histoires racontées dans les livres, dans les fictions, aux faits relatés par les grands historiens...L'histoire de ces deux personnages fascine encore aujourd'hui. Nous allons analyser les représentations d'Anastasia et de Raspoutine, en essayant toujours de séparer le vrai du faux, pour essayer de comprendre qui ils étaient, comment on les a perçus et comment nous les percevons aujourd'hui.

Quelles représentations des personnages de Raspoutine et d'Anastasia avons-nous aujourd'hui ?